À la croisée des chemins

Publié dans #Lifestyle par

Ça vous est déjà arrivé à vous aussi ? D’être présent, mais perdu. D’être là, mais sans y être. C’est comme si la vie nous envoyait un message. Comme si elle nous disait, « arrête-toi, et regarde autour. De quoi as-tu besoin. Là, maintenant ? ». Puis, je reste là. Je ne sais pas.  Alors, je tourne en rond avec l’impression de ne trouver ma place nulle part. En ce moment, ma tête n’arrête plus de cogiter, de vaciller entre le lâcher-prise ou prendre le contrôle des évènements.

Présentement, être près de personnes nouvellement rencontrées ne me satisfait pas, alors qu’auparavant j’aurais accueillies avec une grande joie. Rencontrer de nouvelles âmes prêtes à nous faire découvrir d’autres facettes de la vie… Mais là, non. Il n’y a pas si longtemps, être près des miens m’apaisait. Aujourd’hui être près de ceux qui me connaissent depuis toujours, me fait plonger dans un tourbillon, comme quelque chose qui m’empêche d’avancer.

Je me suis alors posée la question. Est-ce que je dois prendre tout ce que j’ai, tout balancer et partir à l’autre bout de la planète ; comme j’ai souvent eu envie de faire. Partir au loin, avec rien d’autre que moi-même et mon goût d’aventures. Est-ce que c’est ce dont j’ai vraiment besoin ? Tout quitter et m’enfuir de cette intrigue qui me tourmente tant.

Puis, cette question, celle qui me trottait dans la tête depuis quelques temps, c’est elle que j’ai prise et que j’ai jeté aux oubliettes. La réalité, c’est que mon mal-être actuel (celui que je vis au fond de moi, celui qui m’oblige à me remettre en question, celui qui est sans doute nécessaire), je continuerai de le percevoir, même à des centaines de milliers de kilomètres de Drummondville. Le fait est qu’on ne peut s’enfuir de nos démons intérieurs. J’ai souvent voulu faire des activités, des voyages, du sport pour extérioriser mes émotions et oublier ce qui me bouleverse le temps d’une partie de hockey. Mais lorsque je m’assoyais, seule, chez moi, ces interrogations revenaient.

Prendre mes clics et mes clacs ne résoudra rien. Je me sentirai mieux que quelque temps… et après ? Après… une fois que la partie sera terminée, qu’adviendra-t-il ? Je me retrouverai, encore une fois, seule, face à mes émotions, celles dont je ne peux (ou plutôt, ne veux) pas affronter. Accepter les évènements et comprendre les raisons de nos ressentis face à eux, c’est tout un défi ! Mais je l’accepte avec une belle curiosité.

Partir ou rester ? Cette question à laquelle j’ai finalement trouvé une réponse lors de mes innombrables réflexions. Pour le moment, je reste pour m’améliorer et faire de moi une meilleure personne. Puis, un jour, peut-être, je partirai quelques semaines, mois ou années, mais, cette fois, pour mieux revenir.

 

17 novembre 2017
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1 Comment

  • Reply Mario Bergeron

    j ai toujours garder en mémoire le jour que , j ai rencontrer une personne durant un de mes voyages me disant que tu peut voyager dans ta tete tout les jours.sans meme sortir de chez soi.et de réaliser de grande chose par la pensée positive.

    17 novembre 2017 at 12 h 58 min
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